Qualités & titres de noblesse

Qualités

Dame :
Femme d'un Gentilhomme qui est distinguée du bourgeois & du peuple. Une fille qui épouse un noble, Marquis ou Comte devient Dame, elle est Dame damée, c'est à dire, à bon titre ; Dame à carreau, qui a droit de se faire porter un carreau de velours à l'église, & à qui on porte la robe. Par la suite le terme était appliqué pour la femme d’un bourgeois ou riche marchand. Comme pour l’expression « Sieur », après le XVIIIème siècle, le terme est devenu une expression courante pour désigner simplement « Madame »...

Demoiselle ou Damoiselle :
Terme équivalent au titre d’écuyer ou seigneur pour une femme, issue de famille noble, elle est aussi femme ou fille de gentilhomme, ce nom ne se donnait autrefois qu'aux filles des Princes & des Grands Seigneurs, des Barons & des Chevaliers, qui n’étaient pas mariées. Ce mot vient du Bas-Breton ou ancien Gaulois, où on disait Demesell. Puis l'usage en fut étendu aux femmes mariées de naissance bourgeoise et, au XIXè siècle aux jeunes filles d'une certaine condition. De nos jours il est appliqué uniquement aux filles qui ne sont pas mariées.

Discret :
Pour les ecclésiastiques, titre d'honneur pour les Prêtres et pour les Docteurs. "Vénérable et discrète personne."

Écuyer :
Titre que portaient en France et en Espagne les simples gentilshommes, tous les nobles faisaient suivre leur nom de ce titre ou, pour ceux qui y avaient droit, de celui, supérieur, de chevalier. Progressivement le titre d'écuyer a été attribué à tous les nobles qui ne portaient pas de titre honorable (chevalier, baron, vicomte, comte, marquis ou duc). C'est donc le titre de noblesse de ceux qui n'en ont pas un autre. Le titre honorifique n'étant hérité que par l'aîné ; les autres sont nobles sans titre : ils sont écuyer jusqu'à ce qu'il leur en soit octroyé un plus honorable (ou honorifique)

Honorable ou honnête Homme :
Bourgeois ou notable, quelques fois bailli d’une terre, le terme était simplement un adjectif qui stipulait que la personne était de "bonne naissance, honorable, convenable, considérable", l’expression est opposée à la noblesse, seulement utilisée par les marchands et artisans.

Maître :
Qui détient la maîtrise d’un art, ce terme signifiait que l'homme était notaire, avocat, ou artisan, etc..., ceux qui pouvaient utiliser ce titre étaient ceux qui avait reçu une reconnaissance de leur corporation à laquelle ils appartenaient. On pouvait être ainsi: maître chirurgien, maître charpentier, maître cordonnier, maître maçon, maître meunier, etc.. Mais en général, le métier exercé était précisé dans le titre.

Sieur, sieur de... :
Le mot Sieur devant le nom était un titre honorifique donné à un bourgeois, marchand aisé, ou rentier, sans avoir spécialement une origine noble. Sieur de... signifiait que l'on était seigneur (propriétaire) d'un lieu. Après le XVIIIème siècle, le terme sieur est devenu une expression courante pour désigner Monsieur...


Titres

Seigneur de... / homme de fief :
Propriétaire d'un fief ou d’une terre auxquels sont attachés certains droits (lods, cens, ventes, champart, corvées, banalités, péages, chasse...). Un seigneur est souvent noble, mais pas nécessairement : certains roturiers ont acheté des seigneuries, ce fait était assez fréquent.

Baron :
Au Moyen Âge, le terme baron désigne tout membre de la haute aristocratie, qui tient directement son fief du roi. Les Montmorency se qualifiaient de premiers barons de France, de premiers barons chrétiens. Les barons de cette époque sont parmi les plus vieilles familles de France. De ce fait, les fiefs de chevalier se trouvant dans les comtés ont pris le nom de baronnie. Les seigneurs des baronnies n'ont que tardivement porté le titre de baron. Nous avons des mentions de ce terme dans les romans de Chrétien de Troyes, qui datent de la seconde moitié du xiie siècle. Jean de Joinville, célèbre pour son livre la vie de Saint Louis, fait également mention des barons qui accompagnèrent Louis IX durant la septième croisade.
À partir du XVIème siècle, le titre de baron est intégré à la hiérarchie nobiliaire, en étant le septième degré sur dix, il s'applique alors individuellement au détriment de « sire de… » ou de « seigneur de… ».
En France, le titre de baron était jusqu'à la Révolution attaché à un type de fief qui a été érigé en baronnie. En Bretagne, les ducs érigèrent neuf baronnies à l'imitation des neuf évêchés du duché. En Normandie, les ducs avaient formé un nombre important de baronnies, donnant à leurs titulaires le droit de siéger à l'Échiquier de Normandie. Leur territoire était généralement et volontairement morcelé. Certaines appartenaient à des menses épiscopales (un évêque en ayant donc l'usufruit en tant que seigneur titulaire tout au long de son épiscopat) et d'autres à des abbayes.
À partir de Napoléon, le titre fut accordé de façon héréditaire sans plus de considérations féodales, de même que les autres titres, sauf ceux de vicomte et de marquis.

Comte :
Du latin comes : compagnon (sous-entendu de l'empereur). Au Bas-Empire, conseiller permanent, assistant, par exemple, au consistoire impérial ou dirigeant les troupes impériales du palais, les domestiques. Chez les Wisigoths, ce fonctionnaire apparaît pour la première fois responsable d'une cité. Durant le Haut Moyen Âge, le comte est le représentant du roi, choisi parmi ses fidèles, envoyé en son nom, fixé dans une circonscription, le comté, ou responsable d'un groupe de cités. Il exerce au nom du roi les prérogatives publiques, le ban (justice, police, finance). Au IXe siècle, certains comtes usurpent les droits régaliens, dont il n'avaient jusque-là que la délégation, ainsi que les bénéfices reçus en contrepartie de leur vassalité et les honneurs (res de comitatu) qui leur permettaient d'exercer leur charge.


Sources :
- http://www.geneafrance.org
- Wikipedia
- http://www.castlemaniac.com