Le patronyme RENAUD et ses variantes

1.1 – Origine du prénom Renaud et apparition des noms

 

Que sait-on aujourd’hui ? Ce qui est sûr, c’est que Renaud est un prénom d’origine germanique, Raginwald (ragin = conseil + wald = qui gouverne). Mais attention, il ne faut pas non plus s’imaginer que l’origine germanique signifie que toutes les personnes ayant un nom dérivant de Renaud, ont une origine allemande. Loin s’en faut en effet, car dès le Xème siècle, le prénom Renaud, même s’il est relativement rare dans les familles nobles, se retrouve malgré tout dans des familles qui n’ont pas forcément un contact rapproché avec l’Allemagne d’avant. Il serait plus raisonnable de penser que ce prénom, est rentré au baptême par peut-être un intérêt exotique, comme aujourd’hui l’on retrouve des français de souche avec un prénom d’origine anglo-saxonne.

La population commençant à croître assez rapidement, on ajouta des surnoms qui permettait de savoir de quelle personne on parlait, mais malgré tout, cela ne suffisait pas au plus grand nombre à priori. C’est alors que l’on adjoint un second prénom au prénom de baptême, de lieu ou bien un nom de métier ou qui caractérisait mieux la personne.

C’est beaucoup plus tard (vraisemblablement vers le XIIème siècle), que le prénom Renaud, tout doucement, devint un nom. On distinguait auparavant les personnes, par un sobriquet, un lieu, une fonction, un métier, un aspect physique, etc. C’était en quelque sorte les prémices du nom de famille. Mais à l’aube du XIIème, insensiblement, on senti le besoin de rendre ce qui n’était pas transmissible, en une particularité pour distinguer chaque famille. Dès lors, le surnom donné devint héréditaire, certes changeant parfois au cours des siècles, mais il suivait la descendance. Désormais, ceux qui avaient comme surnom Renaud, ou autre variante, devait avoir, un prénom de baptême et un nom de famille.

Voilà, l’origine des noms telle que l’on peut aujourd’hui la voir. Il faudra attendre le XVIIème siècle environ pour voir apparaître le nom REYNAUD, RAYNAUD. Pourquoi cette forme légèrement modifiée de RENAUD ? A cela, on pourrait répondre par la langue parlée dans la moitié sud de la France ; la langue d’oc. En effet, selon mes recherches, RAYNAUD, REYNAUD, seraient des formes liées à la façon dont serait prononcé RENAUD dans cette partie de la France. Etant donné l’état actuel de mon étude, la répartition de ces 2 noms, confirmerait bien l’origine purement occitane de REYNAUD et RAYNAUD.

Ce qui est assez remarquable, c’est pourquoi vers la fin du XVIème siècle nous avons l’apparition de REYNAUD et RAYNAUD dans de nombreuses communes en lieu et place de RENAUD. Le temps nous révèlera peut-être pourquoi cette particularité.

C’est vers cette même période que l’on vit sortir de nombreuses autres variantes du nom RENAUD. De nos jours, on rencontre des dizaines de formes différentes des noms dérivés de RENAUD. En quittant la France, les REYNAUD quittèrent aussi leur nom d’origine pour en prendre un plus adapté au pays d’adoption. Ainsi, en arrivant aux Etats-Unis, REYNAUD se transforma dans le cas d’une famille en RENO (prononciation identique quasiment à REYNAUD).

 

 

 

1.2 – Origines des familles les plus significatives

— FRANCE —

A.1 Auvergne

Les de REYNAUD de BEAUREGARD descendent comme les de REYNAUD de MONTLOSIER des de REYNAUD de BLANCHEFORT, descendants eux-mêmes des de REYNAUD, de Bartelat et Chandian (03).

Les de REYNAUD de MONTS descendent des de REYNAUD de PONS du GRIPPEL de Marat (63).

A.2 Isère

Une partie des REYNAUD de Corbelin descendent d’Antoine et Antoinette SAINT PIERRE, de Corbelin (38). Antoine, quant à lui, est fils de Claude REYNAUD et Marguerite ANSELME FLARDAZ, originaire de La Bâtie Montgascon (38).

Les REYNAUD-DULAURIER et REYNAUD la GARDE-BEAUFILS, descendent de la famille REYNAUD la GARDE.

Les REYNAUD la GARDE descendent eux-mêmes du couple Benoit REYNAUD et Magdeleine MICHAL, de Massieu (38).

Les REYNAUD-BLAISE descendent du couple Michel REYNAUD et Antoinette SEIGLE de Massieu (38) ??

Le patronyme JANIN-RAYNAUD s’est formé lors du mariage d’André JANIN, de Chabons (38) et de Benoite MOULIN GALLE. En effet, cette dernière est la fille de François et Françoise RENAUD, de Chabons (38).

 

Les REYNAUD-MOREL descendent des RAYNAUD dit MOREL.

Les REYNAUD-MONIN descendent des REYNAUD de St André la Palud (38) / St André le Gaz.

Les REYNAUD-JACOLIN descendent des REYNAUD-PORTIER.

Les de REYNAUD de VILLEVERD descendent du couple Adrien REYNAUD (avocat anobli) et Marie BLANC, ayant vécu à Grenoble (38).

A.3. Rhône

Les REYNAUD-VERDUN descendent du couple Jacques Joseph REYNAUD et Marie Louise Anne VERDUN, originaires de Lyon.

Les FARNOUX-REYNAUD descendent du couple Louis Joseph Jean Baptiste FARNOUX et Marie Françoise Perroline REYNAUD, elle-même venant de Bourgoin-Jallieu (38).

Le patronyme REYNAUD-JANIN est récent. Il résulte de l’adoption de Jeanne REYNAUD, fille d’Adélaïde Léocadie REYNAUD originaire de Pont St Esprit (30), par le couple JANIN Jean Baptiste Claude Etienne JANIN et Marie Cécile Françoise CHIRAT. Jeanne s’était mariée en 1895 à Lyon.

Les REYNAUD dit QUENIN, descendent du couple Hugues QUENIN et Catherine MOLLARD, vivant à Pusignan (69).

A.4. Région parisienne

Les REYNAUD de BARBARIN descendent du couple Jean-Baptiste REYNAUD et Suzanne BANQUEY, originaires de Cieutat (65).

A.5. Haute-Loire

Les RAYNAUD dit LIOURAS descendent de Pierre REYNAUD, marié avec Marguerite SOLVERY, originaires de St Germain Laprade (43).

 

— BELGIQUE —

Les REYNAUD McMAHON sont originaires de Serres (05). C’est la dernière génération qui s’est appelée REYNAUD McMAHON. Auparavant, leur nom était REYNAUD.

— ITALIE —

Je pense avoir trouvé l’origine des REYNAUD d’Italie.

En fait, il y a eu historiquement beaucoup de choses qui se sont passées dans le Piémont, et en Savoie quand ces 2 régions étaient dirigées par les ducs et comtes de Savoie. La langue devait être probablement le français ou un patois très proche, et vu que Piémont, Savoie et France étaient frontalières, des REYNAUD du côté Isère ou Savoyard ont pu s’installer en Piémont et donner une nombreuse descendance.

Voilà un site de généalogie permettant de dire que les REYNAUD d’Italie « écrivaient » et « étaient » si on peut dire français : http://volat.perso.libertysurf.fr/idxr4.htm#reynaud

Si une personne pouvait m’aider à confirmer mon hypothèse, je serai super content !!

— ETATS-UNIS —

Louisiane

Les REYNAUD de Louisiane descendent à priori tous d’une part de Pierre, Victor, et Eugene Reynaud, natifs de Poligny (04) qui ont migré à Avoyelles (Louisiane, Etats-Unis) dans le milieu des années 1800, et d’autre part du couple Jean REYNAUD (né à Marseille, arrivé en Louisiane un peu avant 1784) et Marie Charlotte Eléonore SONGY.

Les REYNAUD FOLEY de Bâton-Rouge, sont originaires de Marksville.

Virginie

La plupart de la famille RENO / RENEAU en Amérique peut être attribuée à Louis de REYNA

 

UD, un huguenot originaire de l’Angoumois dans la région de Bordeaux en France. Ses parents vivaient dans un petit village de Franche-Comté, Blamont. Leur nom d’origine était RENAUD. C’est Louis qui porta le nom de REYNAUD. Il entra au service militaire du duc de Créquy.

Après de nombreuses campagnes au cours des guerres d’Espagne, il a atteint le grade de général, et vers 1630, il épousa Françoise d’Hamel de Douvrin. Au moins 3 fils sont nés de cette union entre 1630 et 1640 à la résidence Reynaud dans le quartier de Chaillot à Paris.

Deux des fils de Louis de Reynaud, Louis et Benjamin, sont arrivés dans le comté de Stafford, en Virginie, au début octobre 1688 où ils s’installèrent.

De nombreuses variantes orthographiques du nom de RENOM ont apparu au cours des 300 dernières années en Amérique, comme RENO, RENEAU, REYNAUD, RHENO, RENNOE, RENOE, RHYNO, et d’autres. Les immigrants huguenots, après avoir fui la France pour une colonie britannique, ont adopté la version anglicisée de REYNAUD, et surtout pendant la guerre française et indienne, quand les français étaient les ennemis des Britanniques dans les colonies et qu’il était souhaitable de se dissocier des français. Louis a écrit son nom RENO, quand il a signé un acte en 1711, et les actes des livres du Northern Neck Grant et au début des documents du comté de Prince William où l’on retrouve les signatures originales de Louis RENO, Jr., Thomas RENO, Zeley RENO, et d’autres avec l’orthographe RENO. Toutefois, pendant la guerre révolutionnaire les Français sont devenus les alliés des colons, et certains membres de la famille ont retourné à l’orthographe française.

La majorité des « RENO » / « RENEAU » d’aujourd’hui peut être attribuée à John et Susannah Thorne RENEAU, qui ont orthographié leur nom RENEAU dans la bible de famille et qui a été vu la dernière fois par Isaac Tipton Alexander RENEAU dans les années 1930.

Peut-être le membre le plus célèbre de la famille a été Jesse Lee RENO, qui était général dans l’armée de l’Union pendant la Guerre Civile. La ville de Reno, au Nevada; Reno County, Kansas, et plusieurs rues et les petites villes sont nommés pour lui. Son fils, Jesse Wilford RENO, était un ingénieur accompli ayant inventé l’escalator. En 1896, selon le Livre Guinness des Records du Monde, l’ « ascenseur incliné » a été inventé par Jesse RENO sur lequel a monté sur plus de 75.000 personnes lors de sa sortie pendant deux semaines à Coney Island à New York. Un autre célèbre RENO, Marcus A. RENO, brigadier-général dans la guerre civile qui fut plus tard major dans la septième cavalerie sous le commandement de George Custer. Le nom de Reno a également été rendu célèbre par le gang Reno, une bande notoire de voleurs de banque et de trains dans l’Indiana, juste après la guerre civile qui descendent peut-être du vétéran de la guerre révolutionnaire Zeley RENO. Le gang Reno commis le premier vol dans un train ainsi qu’une série de vols et autres crimes. Trois des frères ont finalement été pendu.

— ARGENTINE —

En argentine, nous avons les personnes suivantes citées en 1895 dans les recensements : – REYNAUD Antoine (né en 1844 en France) marié avec Catalina LACOURTE, dont Alfredo, né en 1878 en Argentine) – REYNAUD Isidorio (né en 1862 en France), marié avec Teresa, dont Isidorio (né en 1893 en Argentine) – Emilio REYNAUD né en France, présent en 1895 à Mendoza. – En 1895 Juan REYNAUD âgé de 60 ans marié avec Maria, dont Luiza (née en 1872 à Santa Fe), Luiza (né en 1877 à Santa Fe) et Flora (née en 1880 à Santa Fe)

— MEXIQUE —

Au Mexique à Cancun, on trouve les REYNAUD MIRANDA, dont seuls 2 personnes (une frère et une sœur) porte le nom.

En 1900, Luis REYNAUD, consul, vient de France pour s’installer à Mazatlan au Mexique, dont descendance jusqu’à nos jours dans ce village. On le retrouve consul en 1906 à Mazatlan. pour plus d’infos : http://mazatlanlife.com/walking-tour/ , http://www.go2mazatlan.com/articles/0808/mazatlanhistoriccenterIV.php

François André REYNAUD, né en 1868 à Serres (05) en France, a épousé Antoinette Elisa CAIRE. Leur fils Jules Noël, né en France en 1895 à Toulon, est parti au Mexique pour s’y installer. Il était footballeur. Il y a épousé une mexicaine … VERDOLLIN. Leur fils Jules Paul REYNAUD VERDOLLIN, a épousé … MARCELLI. De cette union est né à Torreon (Mexique) 3 soeurs REYNAUD MARCELLI qui ont grandi à Mexico.

— CANADA —

Jean RAYNAUD, de La Serre-Bussière-Vieille (23), parti au Canada en tant que soldat un peu avant 1671 et se maria avec Catherine MILLET. Ils eurent descendance.

Jean-Pierre REYNAUD a émigré de France en 1897 pour s’installer à Saskatchewan au Canada avec ses 5 enfants après que sa femme Marie ROCHE soit décédée. Il a laissé le nom de Reynaud à un petit hameau près de Saskatchewan.

Pour toute mise à jour, correction, complément, n’hésitez pas à me contacter

 

1.3 – Les RENAUD en Bourgogne

Dans ma généalogie, j’ai des ancêtres RENAUD originaire de Bourgogne (département de la Saône et Loire) et des REYNAUD originaires de l’Isère (près de la Tour du Pin) et de la Loire (près de Bourg-Argental).

J’ai donc de bonnes raisons pour étudier les noms du style RENAUD, REYNAUD, RAYNAUD etc.

Je vous insère ici quelques photos issues des archives départementales de Côte d’Or (21), trouvées dans ce que l’on appelle en généalogie, les « cherches de feux ». ces documents sont souvent très anciens (XVème, XVIème siècle) et recensent les chefs de famille de chaque foyer, de chaque village. Bien sûr, beaucoup ont été détruit avec le temps, mais il en reste quelques uns qui peut nous apporter la preuve de l’existence d’une famille depuis xx années dans un village. Je ne connais pas trop les autres archives des départements français, mais ce que je peux dire, c’est que la Bourgogne a ces fameux documents. Ces documents qui normalement devraient se retrouver aux archives départementales de Saône et Loire, se trouvés en Côte d’Or, département voisin. C’est par hasard que j’ai appris leur existence. Il reste encore je crois une dizaine des manuscrits de 200 pages environ à lire et décripter.

Ils sont difficiles parfois à lire car ils étaient écrit à la main et sont d’époque.

J’ai déjà un peu avancé sur les RENAUD de Saône et Loire, et sur la région du Charollais, on peut voir qu’il y a déjà cette famille dès 1397 ! A cette époque, les noms n’étaient pas encore bien fixés et on voit en 1397, RENAUD écrit parfois le RENAULT, parfois RENAUT.

Je vous laisse essayer de lire quelques extraits de ses manuscrits où l’on retrouve ces RENAULT.

Cote du document : B11555 archives départementales de Dijon (21)

 
 

 

 1.4 – Cartes d’implantation des lieux les plus significatifs des REYNAUD/RAYNAUD

Carte établie à partir de mes recherches personnelles, de celles de mon père, de cousins éloignés, et de Généanet.
Signification des codes couleurs des points repères :
– En blanc, les villes où sont implantés des REYNAUD
– En orange, les villes où sont implantés des RAYNAUD

 

 

 1.5 – Foyers les plus importants de RENAULT

 

 1.6 – Foyers les plus importants de REYNAUD

 

 1.7 – Foyers les plus importants de RENAUD en France

 

 1.8 – Foyers les plus importants de RENAUD en Amérique du Nord

1.9 – Foyers les plus importants des RENAUDINAUD

 

 

 1.10 – Foyers les plus importants des RENAUX

 

 1.11 – Foyers les plus importants des RAYNAL / RAINAL

 

 1.12 – Foyers les plus importants des RENAUDIN

1.13 – Foyers les plus importants des RAYNAUD

 

1.14 – Foyers les plus importants des variantes du nom RENAUD dans le monde

 

1.15 – Les toutes premières origines de mes ancêtres REYNAUD par les hommes

En 2009, j’ai effectué une analyse ADN afin d’avoir plus d’informations concernant l’origine de mes ancêtres paternels REYNAUD. Résultats très intéressants car ils ont révélés leur cheminement, sans bien sûr révéler leur prénom, juste des périodes amenant à un ancêtre unique à tous les humains, qui aurait vécu il y a 348000 ans (et non plus 200000 comme on l’avait pensé) en Afrique.

Pour faire bref, je suis issu de l’haplogroupe (groupe génétique) I2B2-B.

Il s’avère en effet, que cet haplogroupe est originaire d’après les dernières études comme on peut le voir sur la carte ci-dessous d’Allemagne, en Saxe, non loin d’Heidelberg. L’haplogroupe I représente environ 18 % des hommes européens. L’haplogroupe I2, lui, représente déjà plus que 7.2 % de ces derniers. Quant à l’haplogroupe I2b2, ce n’est plus que 0.78 % des hommes européens qui le représente. Si l’on tient compte des dernières recherches, l’haplogroupe I2B2-B (non officiellement validé), représente seulement 0.38% des hommes en Europe !! C’est dire la rareté de mon haplogroupe.

A partir de mon chromosome Y (chromosome du sexe masculin qui est le plus susceptible de subir des mutations, certains prédisent même sa disparition, il n’a qu’une centaine de gène alors que le chromosome X du sexe féminin en a plus de 2000), ils ont pu m’identifier comme faisant partie de l’haplogroupe I. L’haplogroupe décrit un ensemble d’individu qui a eu le même chemin migratoire depuis l’Afrique il y a 60 000 ans. L’haplogroupe I a eu pour ancêtre un seul individu appelé l’ « Adam eurasien » portant le marqueur scientifique M168. Cet homme qui vivait en Afrique il y a environ 31 000 à 79 000 ans est l’ancêtre de tous les non africains vivants aujourd’hui. Ses descendants ont migrés hors d’Afrique et sont devenus la seule lignée à survivre en dehors du continent d’origine.

On suppose que c’est l’augmentation de la population et donc le manque de nourriture qui a contraint ces individus porteurs du marqueur M168 à chercher de nouvelles terres de chasse. Un climat favorable et l’augmentation des espèces animales les ont entraînés vers le nord-est de l’Afrique. C’est vers cette époque que les premiers outils et un art primitif apparurent, suggérant un changement mental et comportemental de ces individus. Ce changement est peut être dû a une mutation génétique donnant ainsi un avantage cognitif de « l’Adam eurasien » sur ses contemporains humains maintenant éteint.

Il y a 45 000 ans, une seconde grande migration humaine hors d’Afrique eu lieu, les marqueurs M89 apparurent. Ils surgirent de la lignée M168 et se dispersèrent dans les plaines du moyen orient. Quelques 90 à 95% de tous les non-africains d’aujourd’hui sont descendant de cette lignée. La plupart d’entre eux s’installa au Moyen-Orient, mais d’autre continuèrent leur mouvement et suivirent les terres fertiles d’Iran et les vastes steppes de l’Asie centrale. Les chasseurs du groupe M89 s’étendirent et peuplèrent toute l’étendue du continent Eurasien. Un groupe descendant des M89 remonta vers le nord de l’Asie centrale, l’Anatolie et les Balkans, délaissant les plaines fertiles pour des forêts et des montagnes. Bien que leur nombre ait été faible des traces génétiques de leur déplacement sont visibles aujourd’hui. L’haplogroupe I est répandu dans le sud-est et le centre de l’Europe et est le plus répandu dans les Balkans. Les membres de cet haplogroupe porte le marqueur M170 vieux de 20 000 ans.

Des déplacements postérieurs (vers 500 av. JC) d’individus de cette ligné a peut-être eu lieu avec les Celtes. Les haplogroupes I2b2-A et I2b2-B sembleraient s’être séparés à l’âge de bronze en Allemagne il y a 4500 à 6000 ans.

Il y a 3000 ans, dans la grotte de Lichtenstein, en Allemagne, des individus de cet haplogroupe I2b2-B étaient présents. Ce sont les traces les plus récentes du groupe génétique auquel j’appartiens.

Ces recherches, ne sont pas si précises (elles donnent des périodes, des régions d’origine assez vastes) que peuvent être la généalogie que l’on pratique au quotidien, mais elles donnent un plus, un avant goût de l’origine de nos ancêtres paternels. Plus les recherches avancent, et plus nous auront de précisions quant à cette histoire familiale du fond des âges, avec probablement des modifications. Qui n’a jamais rêvé de connaitre la « ville » d’origine de l’arrière…arrière…arrière x fois Grand Papa ?  🙂